Communiqué de presse

L’heure est grave ! Un parti politique xénophobe et liberticide, le Front National, se hisse une nouvelle fois aux marches du pouvoir.

Nous, citoyens du Nord-Ouest Vendée et d’ailleurs, souhaitons affirmer notre détermination à faire barrage à son accession aux plus hautes fonctions de notre République, pour que la France reste cette terre de libertés, d’accueil et d’ouverture, pour que la démocratie demeure la règle intangible de notre vivre-ensemble.

Aussi nous appelons à un rassemblement citoyen mardi 2 mai à 18h30 sur le parvis de la mairie de Challans. Venez nombreux pour affirmer votre attachement à notre devise républicaine.

 

Association « Autrement en Pays de Challans » et ligue des Droits de l’Homme de  Noirmoutier-Nord-Ouest-Vendée.

Billet d'humeur : "C'est la danse des canards...!"

On ne sait pas si tout le monde se marre avec la nouvelle opération de communication orchestrée par la ville de Challans dénommée « les vacances du petit Célestin » (un peu comme « les vacances du petit Nicolas » sauf que pour celui-ci c'était à Noirmoutier et surtout qu'il ne s'agit pas d'un canard en plastique). Depuis juin, nos édiles (ré)créatives nous ont fait languir d'impatience en disséminant en ville de subtils autocollants pour aboutir finalement à une opération de communication de niveau mat sup (comprendre maternelle supérieure). Cerise sur le gâteau, cette opération est accompagnée d'un petit film où on assiste d'abord à une scène surréaliste (on prend la voiture, on fait 200 km avant de s'apercevoir avec horreur qu'on a oublié le canard et on n'hésite pas une seule seconde à faire demi tour pour aller le récupérer...bonjour l'écologie !) … il faut par ailleurs voir l'effroi de la mère de famille à l'idée de partir en vacances sans son canard et sa joie quasi extatique quand elle le retrouve et le pose sur le tableau de bord (un canard en plastique, de nos jours, peut servir à plein de choses…d'ailleurs nos gentils organisateurs en sont conscients puisqu'il est précisé sur le site internet, à propos des clichés de vacances proposés à la population, que « la photo envoyée doit correspondre aux règles de la décence »).

Bref, une opération sans réelle ambition si ce n'est d'amuser la galerie (en espérant  amener au passage un peu de monde dans les boutiques de Challans), sûrement trop coûteuse pour sa réelle plus-value (cela on le ne saura peut être jamais …) et discutable en terme d'image de la ville. Elle fera sûrement sourire/participer quelques concitoyens (il y a eu même rupture de stock de canards - comme quoi quand il y a un petit quelque chose à glaner gratuitement il y a toujours du monde -  c'est un peu comme quand il y a un cadeau offert avec les courses à l'hypermarché).

Gageons que ces palmipèdes serviront au moins lors des prochaines pêches aux canards des écoles du canton pendant la prochaine décennie.

Septembre 2014 

LE LOGEMENT SOCIAL A CHALLANS

Un logement social est un logement destiné à des personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé.

Ces logements sont de différents types à Challans :

-       logements de type HLM gérés essentiellement par VENDEE HABITAT

-       logements gérés par des associations comme Habitat et Humanisme (peu de logements - se chiffre en dizaines)

-       logements qui appartiennent à des bailleurs privés ayant signé une convention (marginal)

-       sous certaines conditions, les logements ou les lits des logements-foyers de personnes âgées, de

personnes handicapées, de jeunes travailleurs, de travailleurs migrants et des logements-foyers dénommés résidences sociales.

La genèse des logements sociaux à Challans : des initiatives au bénéfice de tous.

Les premiers logements sociaux construits à Challans sont les résidences COURSAUDIERE, CHALLANDEAU et LETENEUR. Ces résidences furent édifiées dans un cadre plus large de lotissements communaux conséquents.

Les logements sociaux ont ensuite évolué vers des structures moins importantes comme les résidences LA BAUDINIERE, THALASSA, et la commune a encouragé l'habitat pavillonnaire avec les lotissements les MIMOSAS, les OISEAUX, la JUISIERE, la TERRIERE, face au théâtre, la REMONIERE, la résidence de L'OGERIE et prochainement le LANDA SUD.

L'ère actuelle : le laisser faire au privé au profit de quelques-uns – au risque d'une mise à niveau...au forceps.

La loi no 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, couramment appelée loi SRU ou loi Gayssot a été publiée au Journal officiel du 14 décembre 2000.

Son article 55 impose aux villes de disposer d'au moins 20 % de logements sociaux (précisons que le taux de 20% a été fixé par référence à la moyenne de logements sociaux sur l’ensemble du territoire en 1990 qui s’établissait à 23%). Ainsi, depuis 2000, la commune est parfaitement au courant de cette « contrainte » qui s'impose à tous.

Si le nombre de logements est d'environ 10 000 à Challans (8000 maisons et 2000 appartements), c'est plus de 2000 logements sociaux qui devront être recensés pour éviter l'application de pénalités. Compte tenu du retard accumulé, Challans n'y échappera probablement pas ! En effet, nous estimons entre 5 à 8% le taux de logements sociaux à Challans : ce qui est très loin des objectifs fixés par la loi. L'équipe municipale voudrait faire augmenter ce taux par toutes sortes d'artifices (lits EHPAD, foyers pour personnes handicapées,..)...mais la réalité la rattrape. Les pénalités seront versées à un fonds permettant de financer les logements destinés aux personnes le plus en difficulté et peuvent être déduites sous certaines conditions de réemploi.

En résumé, la loi s'appliquera à Challans mais...au forceps (ce qui est toujours la pire des solutions) - guettez donc les prochaines initiatives de la commune dans ce sens.

Il faut rappeler que la dérive des prix de l'immobilier a écarté même les classes moyennes de l'accession à la propriété. Cette évolution n'a profité qu'à une minorité et a engendré une injustice inter-générationnelle inédite. C'est ce refus de s'attaquer à cette forme de spéculation, au détriment du plus grand nombre, et au profit de quelques-uns, qui a engendré la situation actuelle.

Logements sociaux = problèmes sociaux = insécurité, et ce, pour une partie de la population. C'est vite oublier l'évolution folle des prix de l'immobilier notamment pour les jeunes (et l'endettement qui va avec) et qu'une partie de la population a pu bénéficier, à une certaine époque, soit de la location d'un logement soit de l'achat d'une parcelle issue d'un lotissement communal. Cet arrêt du logement « social » et globalement d'une politique plus volontariste a un effet mortifère pour la commune de Challans (pour mémoire : aujourd'hui plus de décès que de naissances).

L'avenir : Challans banlieue de Nantes et paradis pour investisseurs?

Outre la situation du logement social évoquée précédemment, Challans sera l'année prochaine à moins d'une heure de train de NANTES. Faute d'avoir su maitriser son urbanisme et après avoir littéralement expulsé les classes moyennes et populaires vers les communes périphériques, Challans sera probablement une des banlieues des classes aisées travaillant à Nantes. Rassurons nous de suite, la spéculation sur l'immobilier est donc à priori loin d'être finie. Elle est par ailleurs encouragée via de nouveaux programmes immobiliers pour investisseurs (dispositif Duflot, résidences séniors,...). Cette projection combinée à la remise à niveau au forceps du parc social locatif créera à Challans une situation iconoclaste, pour le moins hétérogène et probablement non réellement souhaitée par la majorité de sa population.

 

« Faites pression sur les élus pour qu’aucun ne s’abaisse à cette indignité de ne pas respecter la loi...» Abbé Pierre. Défense la loi SRU. Assemblée nationale. 24 janvier 2006.


Article association

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Commentaires : 3
  • #1

    Armelle ELFORT (lundi, 29 septembre 2014 07:44)

    Bref! une idée à...canarder!!!

  • #2

    Lecanard (vendredi, 03 octobre 2014 11:22)

    Vous devriez signer vos articles !!

  • #3

    i-nov (samedi, 04 octobre 2014 12:18)

    AEPDC est une association citoyenne où la parole est libre. Les articles publiés sont le fruit de réflexions communes de citoyens interpellés par le fonctionnement actuel de la vie locale et sont validés collégialement pour le compte de l'association. Vous pouvez vous associer à nos réflexions, vous y rencontrerez des citoyens bien réels. Dans l'attente de vous rencontrer.
    Eric Vrignon, président AEPDC

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